mercredi, 29 août 2007
LAURENCE PARISOT FAIT PLEURER L'AUDITEUR
Le retour de vacances est déjà difficile en soit mais ce matin France Inter ne nous a guère ménagé en invitant Laurence Parisot , présidente du MEDEF.
Au bord des larmes , sur un ton de dramaturgie racinienne, la patronne des patrons nous a expliqué une nènieme fois l'enfer économique que vivent les chefs d'entreprise actuellement. Lorsqu'un auditeur la questionna sur la pression des ouvriers sur les cadres via la direction , l'élue ne put que répondre avec beaucoup d'émotion : "oui le climat s'est dégradé et je le déplore". Laurence Parisot amorce donc cette fin année avec une angoisse que nous ne pouvons que partager. En effet , les bourses dégringolent, les golden parachutes risquent de disparaître, les profits diminuent etc.. que du malheur pour nos chefs d'entreprise.
A leur sujet, un autre auditeur questionna madame Parisot sur la transparence des salaires de nos dirigeants et notamment sur les hauts revenus. Dans un sursaut de fierté et repoussant une larme, elle répondit :" Je suis pour que nos talents reçoivent de gros salaires pour qu'ils ne partent pas à l'étranger". A ce sujet , il est vrai que les revenus les plus modestes ne risquent pas de partir en Roumanie ou en Bulgarie , pays où les salaires sont encore plus bas. L'émission touchait à sa fin, lorsqu'un dernier invité à l'antenne posa ce problème à madame Parisot : "pourquoi les entreprises qui réalisent encore des bénéfices licencient-elles leurs employés ? "
A cet instant, le studio de Radio France s'emplit d'un lourd silence pesant. J'attendais en tremblant la réponse , un suspens presque insoutenable atteignit à cette heure son pararoxisme, elle brisa enfin cette douloureuse attente par une sentence implacable : "vous et moi vivons dans la mondialisation. Mais aujourd'hui l'économie mondiale s'accèlère. Alors les entreprises sont contraintes d'anticiper les futures difficultés donc de licencier et restrucurer , même lorsque le profit est là". Elle ajouta : aucun chef d'entreprises ne le fait de gaité de coeur" .
On sentait bien à cet instant toute l'humanité de Laurence Parisot , cette compassion sincère pour le monde ouvrier. Même si madame Parisot n'a rien dit de nouveau, elle nous a apporté un message d'espoir. Dès cette rentrée placée sous le signe de l'inflation généralisée, nous allons pouvoir travailler plus pour gagner autant.Merci.
09:25 Publié dans SUJETS FRANCE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Laurence Parisot, MEDEF, patrons, chef d'entreprise, ouvriers























