mardi, 05 décembre 2006
LIBYE, EXPERIENCE SAHARIENNE UNIQUE
Sur cette planète en effervescence, le tourisme vit au rythme des spasmes politiques. En 1993, l’Algérie sombre dans le tumulte et l’attention des T.O passionnés de désert se détourne alors vers la Libye. Après une levée d’embargo savamment négociée, ce pays aride vaste comme quatre fois la France s’emploie à dévoiler ses richesses naturelles à l’Occident.
Rassurés, voyageurs français, Italiens et suisses affluent aujourd’hui par charter pour vivre une expérience saharienne intense. Notre aventure débute à 180 Km de Ghat, non loin des frontières tunisienne et algérienne. Les guides touaregs nous attendent à Al Aoueinat au volant de leur 4X4 Toyota indestructibles, direction plein sud vers le massif de l’Akakous, l’une des perles de la Libye. Un policier en civil accompagne ici tous les groupes. Dans ce dédale parfois lunaire, le sable part à l’assaut du plateau de roche noire. Le bivouac se monte, les Touaregs préparent le thé vert sur des sarments d’acacia et cuisent dans les braises la tagula, une galette de pain succulente . Silence absolu d’une nuit magique avant que le soleil n’embrase à nouveau les dunes. C’est l’heure de reprendre la route pour découvrir la grandiose arche d’Afezjar. Le convoi traverse l’immense plaine d’Oun Kasa. Sans GPS, le leader bifurque plein nord pour traverser à l’instinct le Msak Setaffet. Le reg étale ici ses pièges de blocs acérés. Une suspension à lames n’y résistera pas. Le chauffeur nous laisse filer dans un autre véhicule.
Le mécano de génie réparera sur place la pièce avec un boulon et un simple chèche !
Cette traversée chaotique, éprouvante s’achève à Mathendous, une longue falaise rocheuse. la récompense se lit à même la pierre. Girafes, rhinocéros, éléphants, ces gravures rupestres remontent à 12000 ans et témoignent d’une impensable vie sauvage. Il faut à présent retraverser cette plaine empruntée auparavant par les concurrents du Dakar pour rejoindre les dunes majestueuses et installer le prochain bivouac. A 18h30 précises, nos guides nous invitent à rompre le jeun du Ramadan avec des dattes savoureuses et du lait. Mohamed le responsable du groupe sort son luth. Chants traditionnels, succès de Joe Dassin et d’Hugues Auffray planent sur l’immensité orangée. Deux cents kilomètres plus loin menés tambour battant sur le sable dur, les 4 X 4 retrouvent le bitume de la route de Germa. Pas pour longtemps, déjà il faut dégonfler les pneus à Tekerkiba pour franchir la barrière de dunes et rejoindre un ultime trésor libyen, les oasis d’Ubari. Les trois lacs Mafo, Gabraoun et celui d’Oum el Ma (la Mère des Eaux) restent des escales féériques pour les randonneurs. Notre vol de retour vers Tripoli part de Sebha. Enfin en principe, car la Libyan Airlines est souvent imprévisible. Alors, Inch Allah, si dieu le veut.
Fiche pratique :
Y aller : Paris –Tripoli vol Afriqiyah à partir de 420€
Durée : 3h, décalage horaire +1h
Formalité : visa obligatoire (23 €) Consulat : 18 rue Képler 75116 Paris. Tél. 01 47 20 19 70.
Passeport : valide 6 mois après la date retour
Santé : aucun vaccin
Langue : arabe , parfois anglais
Monnaie : 1 € = 1,65 Dinar Libyen
Meilleure période : octobre à avril , climat très sec, de 5° à 35°C
En solo : guide et voiture lybienne bientôt obligatoires
Essence : 0,1 €/litre !!
voyagiste : Club Aventure , Nouvelles Frontières
Livre : lonely Planet (anglais) 17 €
09:50 Publié dans AILLEURS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Libye, désert, akakous, Msak Setaffet, touaregs, lune, Algérie























