jeudi, 04 février 2010
La police municipale, flics low cost et mal aimés ?
Rien n'y fait le policier municipal reste un mal aimé. Chaque jour il est victime de nouvelles humiliations.Hier encore on le privait du pistolet électrique Taser . Au début l'autorité supérieure sortit quelques prétextes assez vaseux genre : "tu comprends, restriction des budgets , Y'a plus de piles, etc.." .
Aujourd'hui changement de discours, le policier municipal n'a pas le niveau pour possèder une telle arme de défense. Voilà toute la différence entre un policier municipale et un policier de la police ..nationale . (Quand on connaît le QI moyen des CRS , le policier municipal peut crier à l'injustice). Rien y fait disais-je , le policier municipal est condamné à chasser le délinquant sur son scooter électrique 50 cc ,
un spectacle devant lesquel les djeunes n'ont qu'un seul mot : MDR . Alors le policier municipal rêve . Il se voit déjà comme un justicier dans la ville , résultat il verbalise à tout bout de champ , les jeunes comme les vieux même les poussettes en dehors des clous . On le voit quelques fois patrouiller fièrement dans un break orné de feux multicolores, sirène hurlante comme celui des cops ricains. Ca jette un max. Mais pourquoi lui a-t-on collé "Municipale" sur sa caisse neuve ? (payée par le contribuable qu'il martyrise ! ). Bon, privé de Taser, avec son pistolet à pétard , le policier municipal partira cependant encore aujourd'hui avec son acolyte sur sa Mobylette pour la sortie des écoles. Fonctionnaires privés de Taser, sous payés et aujourd'hui au coeur de la manif . Normal.
13:03 Publié dans SUJETS FRANCE | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : police municipale, pistolet taser, tazer, délinquance, patrouille police, scooter électrique, mobylette, force publique
lundi, 18 mai 2009
J'ai habité à La Courneuve : chronique de banlieue ordinaire
C'était dans les années 60 à 75 , déjà. Mon père avait achété sur plan un appart à La Courneuve dans le 9-3. A cette époque , c'était comme habiter à la campagne, Il y a avait des champs , des chevaux et des potagers . Puis la vague de béton a recouvert le tout , les barres d'HLM ont poussé comme de mauvais champignons dont la cité des 4000 . Quatre mille logements , autrement une ville dan la ville avec ses commerces ou tout du moins des tentatives . Le bistrot du coin faisait de la résistance . Puis un jour le patron excédé par les braquages successifs a sorti son flingue de dessous le comptoir et bing, un mort. Plus de bistrot, fermeture définitive. Il y avait également un ciné à la cité des 4000 . Juste de quoi distraire une population sans histoire . Mais au ciné des 4000 , les jeunes préféraient d'autres distractions . Ils lâchaient des parpins du 24e étage sur les bagnoles en stationnement. Fallait pas garer sa caisse n'importe où sinon tu rentras à pied . Alors le Ciné des 4000 a aussi fermé . La cité des 4000, c'était aussi Chicago. Un jour un de mes copains , un gosse de mon immeuble a fugué. Alors tous les locataires son partis à sa recherche évidemment dans la cité. On a fouillé les caves , longtemps , longtemps dans ce monde underground qui suintait la pisse , la drogue et la prostitution amateur . Loin de la Cité , il y avait un autre bistrot , le Narval où l'on jouait au baby avec les potes , une famille Thaï , des blancos ,des portos, des blackos, des Arabes On pouvait rester toute une journée en consommant une bière . Ca excédait le patron , d'autant qu'on alimentait le baby avec des rondelles de 13 mm rectifiées au tour au lycée technique. J'y passais un bac F1 , constructions mécaniques . Un diplôme "d'ouvrier" aujourd'hui disparu. Bref, Il nous a tous virés. On était des gentils , enfin pas tous . Quelques jours plus tard, la vitrine s'est retrouvée criblée de balles d'arme automatique. Le café a fermé lui aussi . Comme quoi rien n'a changé vraiment à La Courneuve . A quelques exceptions. On masquait les cellules photo-électriques , tout le quartier se retrouvait dans le noir et on piquait des fleurs au cimétière pour la fête des mères. . La mienne habite toujours à la Courneuve. Depuis , l'immeuble est protégé par des grilles hérissées . L'an dernier , un dimanche, on déjeunait tranquille . Poum ! Après un raid dans le quartier , une voiture s'emplafonne dans un arbre sur le parking juste en face. Ca fumait un maximum. Tout le monde aux fénêtres, pas un coup de fil aux flics. Le Commissariat n'est qu'à deux cents mètres. A la Courneuve, personne n'est vraiment surpris de l'animation locale. Les jeunes ont quitté la bagnole puis ils sont revenus avec un tournevis oter les plaques . Normal . Aujourd'hui , pan pan , on tire sur les flics un peu trop curieux. Les dealers sortent l'artillerie lourde . Attention Sarko l'avait dit, il va sortir le Kärcher. Ca sent toujours un peu la poudre blanche , la poudre à canon scié .Ca passera ou ça passera pas . Dans deux mois la plage revient à La Courneuve. Les familles de toutes les couleurs viendront pique-niquer et les gamins se baigner sous les fenêtres de la mama. Du hip hop, des merguez, un peu de chaleur et de rires . Comme une lueur d'espoir éphèmère qui passe sur une banlieue ordinaire.
08:04 Publié dans SUJETS FRANCE | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la courneuve, cité des 4000, délinquance
samedi, 25 août 2007
SARKO : COMMENT SE DEBARRASSER DES DINGUES ?
Après le grand nettoyage des banlieues, notre président chéri élu à la majorité a décidé de frapper encore plus fort. Sa dernière idée consiste à envoyer tous les malades mentaux auteurs de délits sexuels ou non devant les tribunaux afin de soulager les victimes.
Ca promet. cela dit cette mesure semble très insuffisante car se pose le problème de la récidive. On pourrait commencer par torturer gentiment le malade mental , genre quelques coups d'annuaires sur le crâne , les doigts dans la prise du circuit 24 du petit fils de MichèleAlliot Marie , etc...Et l'informer que la prochaine fois ce sera les castagnettes dans le mixer de Brice Hortefeux. Il se peut que ces moyens restent hélas infructueux car le malade mental ne comprend pas forcément tout ce qu'on essaie de lui expliquer.
Donc , la présidence devra procèder à la "suppression" du dingue irrécupérable. Diverses solutions démocratiques se présentent. On peut accuser le dingue d'être un immigré clandestin et le reconduire à la frontière de l'espace shengen, n'importe où. Totalement givré et perdu, le dingue clandestin dirait qu'il s'est égaré dans le coin. Puisque l'on évoque le sujet "charter" , pourquoi ne pas revenir à une version qui a déjà fait ses preuves. La République invite le dingue à un baptème de l'air pour survoler le Sahara. La chance ! Durant le vol Yan Arthus-Bertrand lui explique les beautés de la Terre en péril. Très très intéressé , le dingue se penche , se penche..pour admirer le paysage. Oh zut , il chute malencontreusement de 4000 m sans parachute. Le pilote du Transall appelle MAM par radio : " Dites donc Michèle , le budget parachute promis pour l'armée l'an dernier , toujours bloqué ?
Pas de bol, on a encore perdu un passager." Rachida Dati risque de tiquer alors il existe malgré une ultime solution. Eloignez les âmes sensibles de l'ordi : on informe le dingue qu'il va passer un mois complet avec le président Sarkozy, 7 jours sur 7 , 24 h/24h . A cette idée , le plus dingue des dingues ne devrait pas survivre très longtemps ou alors déclarer vouloir rester en prison durant les vingt prochaines années avec pour seule lecture les rapports de Fillon ou de Lagarde, même s'il ne comprend pas tout, et avec pour unique décor de sa cellule la photo de Marine Lepen copulant avec Mégret, une cruauté poussée à son paroxysme mais cependant nécessaire.
11:40 Publié dans SUJETS FRANCE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarko, gouvernement, Fillon, délinquance, récidive, Le Pen, Mégret























