mardi, 27 octobre 2009
Identité nationale : Eric Besson chasse-t-il sur les terres du FN ?
Ca sent les élections , Eric Besson monte au front (pas mal non ?) pour sensibiliser l'électorat de droite , voire d'extrême droite si affinité. Le revoilà donc notre ministre de l'immigration en brandissant cette fois l'arme de l'identité nationale, en d'autres termes : qui est ou se sent Français ? On n'est pas très loin du "qui a le droit de revendiquer la nationalité Française ? . Nous flirtons là avec une notion bien connue ,bon d'accord un peu pétainiste et franchement Le Penniste : la France aux Français . Surréaliste . Alors que l'on se bat pour la constitution d'une Europe puissante , ou l'on nous parle et reparle de mondialisation, voilà Eric Besson (envoyé spécial de Sarko) qui agite une redéfinition de l'identité nationale .
Bref, il va falloir revoir les critères d'identité française . Par exemple , se promener avec un berret et une baguette sous le bras , là ça fait vraiment français . En revanche si t'es un peu basané, né en France et tes parents aussi mais hélas que tu portes un boubou africain l'été , ça le fait pas . Toutefois, si t'es portuguais ou polonais depuis trois générations , tu fais malgré tout plus Français que dans le cas précédent. . C'est pas compliqué l'identité française , car nous dit Besson : il s'agit avant tout de mentalité et d'un zest de légalité . Exemple, si tu es Français d'origine maghrébine , un beur quoi , et si tu déclares rêver de finir vivre tes jours au bled , t'es pas vraiment français dans l'esprit selon Eric Besson . Le Pen disait , Sarko aussi je crois ? : la France tu l'aimes ou tu la quittes . La fibre et les racines fran-çai-ses ! Eric Besson relance donc ce débat stratégique à la veille des prochains scrutins car il ne faut pas trop tarder et surtout profiter de la conjoncture pour frapper l'électeur nationaliste dubitatif et dérouté , avant que la gauche ne s'empare du thème et l'exploite . Besson , il est dans le timing ! il ne lui reste plus qu'à refaire les comptes, sur 66 millions, combien y-a-t-il encore de " vrais Français ".
09:20 Publié dans SUJETS FRANCE | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : identité nationale, fn, le pen eric besson, immigration
























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Commentaires
Il est évident que Besson monte "au front", les régionales approchent et hasard la synthèse de ce débat devrait avoir lieu en fevrier. Néanmoins, et sans arrières pensées politiciennes, la question de la fierté d'être français me semble un débat interessant par les temps qui courrent. Il faut que ce soit un mec de droite qui lance le débat. La gauche se fout-elle de cette notion ou n'a -t-elle pas les coucougnettes pour aborder le sujet, si ce n'est en réaction au débat, toujours, lancé par la droite.
Alors juste une p'tite question, les notions d'immigration et d'identité nationale rebutent-elles, font elles peur a la gauche et au PS en particulier ?
Écrit par : corto74 | mardi, 27 octobre 2009
Répondre à ce commentaireEn s'adressant à la part d'ombre qui est en nous Besson et son maître Sarkozy essaye de nous rabaisser et non de nous élever. Disons non et faisons briller la lumière qui nous habite. Disons que nous valons mieux. Pour en savoir plus : http://zebres.eu/blog/identite-nationale-peur-et-repli-sur-soi/2009/10/27/
Écrit par : Fred Le Zèbre | mardi, 27 octobre 2009
Répondre à ce commentaireL'identité comme écran de fumée
« J'ai envie de lancer un grand débat sur les valeurs de l'identité nationale, sur ce qu'est être Français aujourd'hui. » Cette phrase est signée Eric Besson, ancien socialiste, nouveau UMP et accessoirement ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale.
Disons-le tout net, ce débat n'aurait rien de déshonorant en soi s'il était le fait d'universitaires, écrivains, artistes. Après tout, l'historien Fernand Braudel a bien fait de « l'identité de la France » matière à interrogation et à ouvrage. Mais c'était une pensée au long cours, une pensée qui tel un fleuve avait du temps derrière et devant elle. Or en matière politique, on sait très bien qu'il n'en est rien.
L'urgence et la circonstance commandent tout et faussent par avance le débat. D'autant que cette phrase de Besson arrive juste après l'expulsion de trois Afghans en situation irrégulière qui a fait hurler les partis de gauche, notamment le PS.
Ramener le PS sur le terrain de l'immigration, n'est-ce pas la réponse du berger à la bergère d'Eric Besson ? On notera que ce débat avait déjà été instrumentalisé par le candidat Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, quand il s'agissait de tailler des croupières au PS et faire signe aux électeurs du Front national. Pari gagnant au point que les électeurs du Front national ont voté massivement Sarkozy. On se souvient de Jean-Marie Le Pen estomaqué, criant au « hold-up électoral » !
Le contexte économique et social n'étant pas au beau fixe, on peut penser que les nouvelles interrogations d'Eric Besson ne visent qu'à entretenir un rideau de fumée à quelques mois des régionales. Car à qui va-t-on faire croire que la question « Qu'est-ce qu'être Français ? », soit la question prioritaire du moment ?
Si on tient à vraiment poser la question, posons-la tout d'abord à ceux qui vont payer leurs impôts en Suisse comme Johnny ou à ceux qui délocalisent abusivement mettant sur la paille les... Français !
Écrit par : rachid | mercredi, 28 octobre 2009
Répondre à ce commentaireFine analyse. Bravo
Écrit par : La Cerise Sur l'Info | mercredi, 28 octobre 2009
Répondre à ce commentaire@fred le zébre (bien vue)
(Mandela dit: "le racisme c'est une connerie, le blanc et le noir ne sont pas rose !")
CAMUS n'est plus là.
Mais l'étranger est toujours là !
Écrit par : rachid | jeudi, 29 octobre 2009
Répondre à ce commentaireLa bonne humeur du jour
Pourquoi Eric Zemmour coupe-t-il toujours le monde en deux? Le bien, le mal, Adam et Eve, le va-et-vient, la voix nationale des cavernes et la voie électorale des casernes, le gros Ouf-clairon et le petit ouf au pied-du-mur qui se soulage et bien sûr, Eric et Zemmour.
Parce que Zemmour de Berlin, évidemment! Mais j'en vois qui me collent déjà papillon et contredanse. C'est qu'en eux, gît le labyrinthe réactionnaire.
Cela dit, rappelons que la question du réactionnaire est qu'est-ce qu'être, d'abord, sinon comment, comme Peguy à cheval sur son charnier natal, aller vers soi-même! Mais comme ce soi-même est nulle part, c'est-à-dire entre les barbelés et les étoiles, pour se mettre en mouvement, le réactionnaire doit absolument piétiner du juif, son non lieu où penser. Il a oublié que le Mur, c'est lui! Le fameux Mur, en effet, n'est nullement le produit d'une idée, mais bel et bien the ground zéro de la deuxième guerre mondiale.
Écrit par : Valentini | lundi, 09 novembre 2009
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